Remise du prix Geroges-Dor 2014

PRIX GEORGES-DOR 2014 DÉCERNÉ À CHRISTIANE ASSELIN

Germain houle, président de la SSJBCQ et Christiane Asselin, récipiendaire du prix Georges-Dor 2014

Germain houle, président de la SSJBCQ et Christiane Asselin, récipiendaire du prix Georges-Dor 2014

Le prestigieux prix Georges-Dor, décerné depuis 13 ans par la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec, a été remis cette année à l’auteure et artiste nicolétaine, Christiane Asselin.

Ce prix est attribué à une personne, ou un groupe, pour ses actions visant à promouvoir la langue française, tant pour sa qualité d’usage que pour sa richesse. Forcément, la ou le récipiendaire doit s’être démarqué par son intérêt à valoriser la langue, ce qui correspond tout à fait au parcours de Christiane Asselin.

« Il fallait avoir de l’audace et de la témérité pour oser publier les Fameuses recettes de grammaire! », a précisé Gisèle Denoncourt, directrice générale de la SSJBCQ lors de la remise du prix. Ce livre, ainsi que son cahier d’exercices Les mordus des fameuses recettes de grammaire, bien que destinés aux jeunes raccrocheurs, ont connu un vif succès dans les universités et dans les cégeps, de même qu’auprès du grand public, comme en fait foi la réédition revue et agrémentée intitulée Trousse de survie pour écrire sans fautes.

En tant que professeur de français à l’éducation des adultes et jeunes raccrocheurs, Christiane Asselin a su insuffler à sa vaste clientèle, aux prises avec des historiques d’échecs récurrents depuis l’enfance, un accès à leur langue maternelle qui a contribué non seulement à démystifier les difficultés de notre langue, mais aussi à redonner de l’estime de soi à ses apprenants. Mais sa contribution ne se limite pas à ça.

Ses nombreuses collaborations à titre de réviseure avec des auteurs connus comme Marie Laberge, à des publications de prestige comme la Revue québécoise de gestalt, la publication de nombreuses lettres d’opinion pour le Nouvelliste, ses analyses symboliques d’œuvres d’art pour divers peintres et artisans de renom, la création de matériel pédagogique pour les élèves du secondaire, ne sont que quelques exemples de son riche apport au rayonnement de la langue française.

Passionnée par la langue et par la chanson québécoise et française, elle continue de monter sur scène afin de garder vivante toute la richesse de notre histoire collective véhiculée par des mots, des émotions et des tranches de vie mises en musique, et ce, souvent pour des causes qui lui sont chères comme la Fondation de l’hôpital Christ-Roi de Nicolet.

Et comme si cela n’était pas assez, elle balade sa conférence intitulée Comment va votre grammaire.  Elle l’a d’ailleurs présentée dans le cadre des activités de la Francofête, à Nicolet, en plus de créer 22 capsules linguistiques diffusées deux fois par jour à la radio dans le cadre de cet événement majeur.  Et c’est elle, encore, qui a corrigé en direct la grande dictée nationale de Noële Guilloton présentée dans le cadre des activités de cette célébration de la langue.

Très émue à la remise de son prix, celle qu’on décrit verbomotrice s’est dit sans mot : « Je croyais qu’il me serait facile de trouver les mots pour me dire… Mais ces mots, je les cherche depuis le jour où l’on m’a téléphoné pour m’annoncer que je venais de remporter ce prix… Je suis devenue muette de joie et de remerciements restés coincés dans ma gorge. Merci à vous qui m’avez mise en nomination et qui m’avez choisie. C’est énorme être choisie. Aussi énorme qu’être exclue. Mais j’ai été choisie, ici, par vous. Merci. »

Madame Asselin n’a pas manqué de remercier ses parents qui lui ont donné un magnifique héritage, une formation classique : « J’y ai rencontré l’amour de ma vie, la langue maternelle. J’ai connu, grâce à eux, mes ancêtres linguistiques, ma famille élargie, le latin.»

Poursuivant sur sa lancée, elle ajoute : « Le prix George-Dor, c’est ce que je pouvais recevoir de plus en lien avec mon travail de fond. Je ne suis pas Georges Dor. Je n’ai pas son rayonnement, je n’ai pas écrit la Manic, mais je reçois une parcelle de sa lumière, celle de son œuvre, qu’à ma mesure je reproduis, qu’à ma mesure je poursuis avec un entêtement farouche : faire vivre nos mots et notre langue.»

Pour souligner sa contribution exemplaire à la promotion de langue française, La Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec a remis à Madame Asselin le certificat officiel du prix Georges-Dor accompagné d’une bourse de 500 $. L’événement s’est déroulé dans le cadre du gala de clôture de la Francofête tenu à Nicolet le 22 mars.

Origine du prix

L’appellation du prix rend hommage à l’un des plus grands passionnés d’écriture et de culture du Québec. On lui doit, entre autres, la chanson de la Complainte de la Manic . Né à Drummondville, le 10 mars 1931, George Dor a un parcours des plus notoires dans le milieu artistique et culturel du Québec. Auteur, compositeur, dramaturge, chanteur, poète, traducteur, producteur et réalisateur de théâtre québécois, il contribue à la promotion et à la valorisation de la langue française tout au long de sa vie.

Lauréats antérieurs

Décerné depuis 2002, les récipiendaires antérieurs du prix Georges-Dor sont Jean-Claude Bonneau, Paulette Simard-Rancourt, Yolande Morissette, Yolande Giguère, Alain Bergeron, François Marquis, le journal L’annonceur de Pierreville, la troupe de théâtre L’éveil de Plessisville, Richard Gamache, Rosette Laberge, Serge Rousseau et, l’an dernier, Jean-François Champagne-Bélanger.

25 mars 2014 |

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